du 09/02/09
7,8 milliards d’euros pour sortir l’automobile française de la crise …
Le gouvernement a annoncé lundi 7,8 milliards d’euros d’aides pour sortir l’automobile de la crise, dont 6 mds de prêts à taux préférentiels pour Renault et PSA Peugeot Citroën, en contrepartie d’engagements sur le maintien de la production en France.
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A la lecture de cet article, je n’ai pas la sensation que les « engagements » pris par Renault et PSA seront insurmontables et contraignants …
Je n’ai même pas la sensation que l’on peut appeler cela des engagements ou des contreparties …
En effet, j’ai quelques interrogations …
Il doivent tout faire pour « éviter » les licenciements durant la durée du prêt .
Tout faire certes, mais Eviter ne veut pas dire Interdire.
Est-ce que la simple évocation d’une dégradation continue de la situation dans ce secteur ne suffira pas à finir par les justifier même en « ayant tout fait » ?
Car qui va les acheter les voitures quand des pans entiers de l’économie continuent de s’écrouler par ailleurs ?
Pas de plan social en 2009 , pourquoi uniquement en 2009 ???
Et après 2009 ? Ne peut-on pas s’attendre à que ce secteur une fois réorganisé, adapté et restructuré ne soit pas tenté (une fois la pseudo « interdiction » de plan social levée) de financer, grâce aux fonds obtenus, les futurs les plans de licenciements des années 2010, 2011, 2012, etc … ???
Pour 2009, uniquement prévus que des « départs volontaires » …
Est-il possible d’imaginer la notion même de volontariat dans l’entreprise ???
« Tous les départs resteront sur la base du volontariat », a affirmé le patron de PSA, Christian Streiff, au sortir de l’Elysée.
Mdr ! PSA est entrain de finaliser son plan “de départs volontaires” de 11 000 salariés (6 à 7000 en France …)
Engagement de maintenir l’emploi en contrepartie d’une meilleure indemnisation du chômage technique …
Ne peut-on pas craindre une augmentation du développement des sous-emplois et des sous-salaires durant toute cette période ???
Je n’aborderai pas par ailleurs les aides financières supplémentaires accordées aux organismes financiers dans le même temps au risque de dire : Encore …
Berlin et Bruxelles sont septiques sur le « plan automobile français », moi aussi certes, mais pas du tout pour les mêmes raisons ! 
Eux, ils vérifient simplement si les règles de « la libre concurrence et non faussée » sont bien respectées … l’emploi, bof c’est pas trop leur problème, les profits oui …
Et ça crise déjà !
En effet, le Premier ministre tchèque s’est déjà insurgé contre la seule « suggestion » de N. Sarkozy de relocaliser en France la production automobile française; le Premier ministre suédois a même ajouté que les aides déjà versées aux constructeurs pourraient s’avérer illégales si elles étaient assorties « de conditions comme l’obligation de garder les centres de production en France ».
Et ben vi quand on est dans l’U.E, on fait pas ce qu’on veut !
Source du gouvernement de Berlin : « Aucune mesure en contradiction avec les règles européennes ne devrait être approuvée »
Ah la belle Union Européenne ! Ah le beau traité de Maastricht …
Le seul plan acceptable devrait demander en contrepartie l’interdiction formelle des licenciements et des délocalisations sans limitation de durée ainsi que la relocalisation des centre de production en France.
Mais, impossible d’imaginer cela si l’on reste dans le cadre de ce système décomposé, impossible d’imaginer cela si l’on reste dans le cadre de cette U.E qui nous enferme dans sa logique …
Alors ??? A suivre …
Vu sur le Net : “Oui, le 29 janvier, les travailleurs ont exigé des « mesures en faveur de l’emploi et des salaires, à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grands groupes ».”
Bonne soirée à tous.
Et bien justement on suit …
Jeudi 11 février : « Le choc quand le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a annoncé jeudi un recours accru au chômage partiel et 3.000 suppressions de postes qui s’ajouteront aux 9.000 déjà prévues pour cette année, même s’il s’agit selon lui de départs volontaires et de non-remplacements. »
Ben voyons, on appelle plus cela « plan de licenciements » mais plan de « départs volontaires » !
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