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Retraite et mères de famille : mais c’est quoi encore ce bins ???

18 12 2008

lemonde.gifdu 18/12/08

femmeaufoyer.jpgLe Conseil d’orientation des retraites propose de revoir les avantages des mères de famille.

Les avantages des mères de famille en matière de retraite vont-ils être réformés ? Réduction des trimestres supplémentaires accordés aux mères de familles, fiscalisation des majorations de pensions, création d’une majoration forfaitaire dès le premier enfant : dans un rapport rendu public, jeudi 18 décembre, le Conseil d’orientation des retraites (COR), une institution créée en 2000 qui associe parlementaires, partenaires sociaux, experts et représentants de l’État, propose de redessiner les contours des droits familiaux et conjugaux en matière de retraites.
loupe.png Voir l’article complet …

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puceanim.gifpuceanim.gifpuceanim.gifpuceanim.gif Sur la négociation sur les retraites du 27 janvier 2009 et le devenir de l’AGFF (retraite complémentaire) : loupe.png Voir mon article du 30/12/08 … 
C’est un sujet très recherché actuellement et pour cause …
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Effectivement, tous les régimes offrent des avantages aux retraités qui ont eu des enfants. En effet, depuis 1971, le régime général offre ainsi aux mères de famille du secteur privé une majoration de deux ans par enfant.

emoticone Mais jusqu’où iront-ils ???
** Nous sommes passés de 37,5 années de cotisations à 40 puis 41 et sûrement 42 etc …
** ILS viennent d’adopter la possibilité de travailler jusqu’à 70ans.
** Ils veulent casser notre système de retraite par répartition pour nous inciter à la capitalisation où notre argent partira en fumée à chaque crise financière du type de celle que nous connaissons aujourd’hui !
** Et maintenant, ils veulent supprimer ce droit acquis aux mères de famille sous le prétexte que la COR « invoque la jurisprudence européenne, qui impose désormais une égalité de traitement hommes/femmes, et les évolutions de société – divorces, travail féminin, création du pacs. » et que ce gouvernement cherche aussi et encore à faire des économies sur les plus démunis …
Mais je m’en fiche moi de leur jurisprudence Européenne mais c’est quoi cette U.E qui passe son temps à nous ruiner la vie !!!

emoticone Et je lis « partenaires sociaux » (déjà rien que le terme utilisé  »partenaires » me donne des boutons …) : Alors nos représentants des organisations syndicales trempent la-dedans et seraient d’accord ??? Je rêve … 

emoticone On nous dit que : « les études du COR préfigurent souvent les réformes du gouvernement, même si le climat social ne se prête guère à une nouvelle refonte des retraites » …
Et bien non seulement le climat social ne s’y prête pas et oui franchement il devient insupportable d’être saignés tous les jours par ces gens là !
Mais sur quelle planète vivent-ils ???
Grrrrrrrrrrr, j’enrage totalement ! Trop c’est trop …

avis.gif
Voir l’article sur la privatisation de la poste (appel du comité de Roquebrun) : loupe.png Cliquez ici !

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5 réponses à “Retraite et mères de famille : mais c’est quoi encore ce bins ???”

  1. 18 12 2008
    Elfe Noir (14:26:59) :

    tu crois qu’il vont finir par toucher aux régimes spéciaux des retraites des parlementaires, autres élus, ministres et aux grands de ce royaume ??

    Réponse de l’humeur d’Isa
    Ben non !!! Même pas que ça doit leur traverser l’esprit … c’est désolant ou je ne sais même plus quel qualificatif employer …
    Enfin il est des royautés qui ont mal tourné …
    Bise Elf et bon aprem à toi.
    Isa

  2. 18 12 2008
    cdrhum (19:05:27) :

    Pour ce qui est de l’accord des « partenaires » sociaux… c’est pas si sûr ! Voir par exemple ce texte de la CGT, daté du 16/12/08 :
    « Négociation ARRCO-AGIRC de début 2009 :
    Vers un affrontement majeur avec le MEDEF

    Les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé l’ARRCO et l’AGIRC (ce dernier spécifique à l’encadrement) sont des régimes obligatoires de par la loi. Mais ils sont institutionnellement de droit privé et régis par accords paritaires interprofessionnels comme toute convention collective à durée déterminée. L’échéance de l’accord précédent de novembre 2003 intervenait au 31/12 de l’année 2008. Mais en juillet dernier un report de son terme au 1er avril 2009 a été accepté pour permettre une négociation début 2009.

    Cette négociation est nécessaire pour définir les règles qui vont s’appliquer dans les régimes ARRCO et AGIRC pour les prochaines années. Mais les organisations syndicales vont se retrouver face à un patronat qui non seulement va chercher à prolonger la baisse de rendement des régimes complémentaires, mais va lancer une offensive plus large pour effacer le droit à la retraite à 60 ans. La date de la première réunion pour cette négociation est maintenant connue : ce sera le 27 janvier 2009.

    L’enjeu du droit à retraite à 60 ans

    L’allongement continu de la durée d’assurance exigée, rend de fait de plus en plus inaccessible un droit à retraite à taux plein à 60 ans. La conséquence est dans une majorité de cas la baisse du niveau des pensions. Cela ne suffit pas au MEDEF. Il veut aller plus loin et repousser cet âge à 63 ans d’abord puis 65 ans et plus. Le négociateur du patronat pour les régimes de retraites complémentaires ARRCO et AGIRC, a d’ores et déjà affiché la couleur dans plusieurs interviews à la presse. Il ne fait que prolonger l’offensive lancée en 2001 par Denis Kessler et mise en échec par une puissante réaction sociale.

    Le fait que les régimes ARRCO et AGIRC ne reconnaissent dans leurs textes de base la retraite sans abattement qu’à l’âge de 65 ans lui facilite bien la tâche. Ce n’est en effet que de façon dérogatoire et sous conditions que, depuis 2003, les retraites peuvent être liquidées à 60 ans sans l’application d’un abattement définitif de 22%. Il est fait appel à un mécanisme assez compliqué qui fait prendre en charge le surcoût pour les régimes par un organisme tiers accolé à l’ARRCO et l’AGIRC, l’ASF transformé en 2001 en AGFF. Ce dispositif rend d’autant plus fragile le droit à la retraite à 60 ans qu’il doit être reconduit à chaque accord concernant l’ARRCO et l’AGIRC.

    L’équilibre financier des régimes complémentaires

    Laurence Parisot ne cesse répéter : « il ne faut pas accroître les charges sociales et fiscales des entreprises », oubliant que dans les faits depuis 25 ans la part des cotisations sociales employeurs n’a pratiquement pas bougé et que par contre les entreprises en ont été partiellement exonérées. A partir du 1er janvier 2009 beaucoup d’entre elles bénéficieront d’une exonération totale pour un salaire au niveau du SMIC et partielle jusqu’à 1,6 fois celui-ci. En même temps qu’il tient ce type de discours le patronat crée dans beaucoup d’entreprises des régimes d’épargne retraite en capitalisation. Et là, comme par hasard, il n’y a plus de problème pour y consacrer des moyens de financement.

    Comment équilibrer les régimes de retraite par répartition si l’on n’accroît pas les ressources alors que le nombre de retraités augmente beaucoup plus vite que celui des actifs en emploi ? Pour le Medef la solution est simple. Il faut faire baisser les droits. Il propose de continuer d’utiliser les recettes qu’il a imposées dans les accords précédents : limiter la revalorisation du point de retraite et donc des pensions à la seule évolution des prix voire moins et réduire d’années en années le nombre de points de retraite que l’on peut acquérir pour un même salaire. Il s’ensuit une baisse cumulée et ininterrompue des droits dont les jeunes générations sont le plus victimes : sur les 10 dernières années cette perte se monte à 25%.

    En même temps le besoin de financement de l’AGIRC est immédiat : les cotisations encaissées ne couvrant plus les allocations à verser. L’équilibre de ce régime n’a été obtenu ces dernières années qu’au travers d’acrobaties financières : produits financiers des réserves, transferts de l’ARRCO et de l’AGFF…. Pour l’ARRCO le fait que le régime soit encore excédentaire ne règle pas les besoins de financement à moyen terme.

    La perspective des rendez-vous de 2010 et 2012 sur l’ensemble des retraites

    Patronat et gouvernement ont l’ambition pour les prochaines années d’aller plus loin que les réformes des 15 dernières années qui ont pourtant déjà beaucoup fait reculer le niveau des pensions de retraite. Il s’agirait non seulement de s’attaquer aux règles et paramètres des régimes qui permettent d’établir les droits à retraite mais de changer la structure même de notre système de retraite et d’abandonner des éléments fondamentaux constitutifs de nos régimes de retraite. C’est ainsi que le système deviendrait entièrement contributif sous forme d’un régime unique par points gommant les éléments de solidarité introduits au fur et à mesure dans nos régimes de retraite, tels les droits liés aux aléas de carrière (maladie, chômage…) ou les droits familiaux et conjugaux. Ceux-ci seraient, au mieux, renvoyés à une prise en charge par l’Etat au travers de prestations réservées aux retraités les plus pauvres.

    La démarche de la Cgt :

    Aborder cette négociation sur la retraite complémentaire en portant avec les salariés l’ensemble de leurs exigences et en les traduisant concrètement dans les régimes ARRCO et AGIRC, ce qui constituera un point d’appui pour gagner le socle commun de garanties pour les droits à retraite que nous voulons au travers de l’ensemble des régimes de retraite.
    Gagner l’unité des salariés et retraités et de l’ensemble des organisations syndicales pour que ce soit les attentes des salariés qui soient prises en compte et non pas celles du patronat et de sa spirale régressive. Le patronat ne peut imposer ses choix dans un accord interprofessionnel sur la retraite complémentaire que si 3 des 5 confédérations syndicales l’accepte et à l’opposé l’unité des organisations syndicales permet de rendre incontournable d’autres propositions.

    Bien entendu l’engagement dans cette démarche doit pleinement contribuer à la préparation de la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle du 29 janvier d’autant plus que la première réunion de cette négociation se tient l’avant-veille de celle-ci.

    Les propositions de la Cgt :

    Fixer à 60 ans l’âge ouvrant droit à une liquidation sans abattement à l’ARRCO et à l’AGIRC.

    Intégrer définitivement à la cotisation ARRCO la part correspondante de la cotisation AGFF et procéder de même à l’AGIRC.
    Cela conforterait définitivement la retraite à 60 ans à l’ARRCO et à l’AGIRC. Nous avons déjà porté cette revendication lors des négociations précédentes et l’accord de novembre 2003 en avait retenu le principe. On mettrait ainsi fin au système actuel anxiogène et peu lisible aussi du point de vue de l’équilibre du financement.

    Fixer les paramètres des régimes pour permettre d’assurer un taux de remplacement global minimum de 75%. Une part de ce taux de remplacement doit être assurée par le régime général, mais les régimes complémentaires doivent chacun aussi y contribuer. Une condition indispensable pour y parvenir est de revenir dans chacun de ces régimes à une indexation de la valeur du point et du salaire de référence pour l’acquisition des points sur l’évolution du salaire moyen (c’est l’application d’une véritable solidarité entre générations et une garantie pour le niveau futur des retraites). Les taux de cotisations dits « contractuels » sont à adapter à l’objectif du taux de remplacement.

    Faire contribuer le régime complémentaire ARRCO à la garantie d’un minimum de retraite au niveau du SMIC au travers de l’instauration d’une pension minimale à l’ARRCO et conforter la Garantie minimale de points (GMP) qui existe à l’AGIRC.

    Traiter du financement de chacun des régimes avec en particulier des mesures immédiates à l’AGIRC de façon à assurer leur équilibre sur la durée. Il est possible de décliner dans les régimes complémentaires nos propositions d’ensemble sur une réforme du financement de la protection sociale ; extension de l’assiette de cotisations à l’ensemble de la rémunération (intéressement, participation…), modulation des cotisations employeurs selon que l’entreprise ou la branche favorise l’emploi et les salaires au travers d’un coefficient d’appel différencié de la part employeur des cotisations… »

    Réponse de l’humeur d’Isa
    Bonsoir CDRhum et merci pour votre visite ! Je vais lire tout cela attentivement à tête reposée !
    En tout cas, merci bcp pour ce complément d’info. qui ne peut qu’enrichir cet article.
    Bonne soirée.
    Isa

  3. 18 12 2008
    ankana87 (23:08:49) :

    on revalorise les assistantes maternelles et dans le même temps on détruit les mères aux foyers!!faudrait peut-être savoir qu’une simple mère au foyer ne gagne rien!les allocs sont aux enfants et le salaire de monsieur sert pour ………………payer les factures!!!
    vive les riches!!encore pour eux les avantages………..
    bises
    à bientôt
    Marie

    Réponse de l’humeur d’Isa
    Bonjour Marie et merci de ton passage par ici ! Et oui, il est certain que si cette mesure vient à être adoptée, les mères de famille ayant travaillé n’auront rien à y gagner, encore un avantage acquis qui disparait … la compensation prévue n’étant pas à la hauteur…
    A suivre donc …
    Bonne journée à toi et à bientôt.
    Isa

  4. 19 12 2008
    Nathalie (13:02:21) :

    Bonjour Isa,

    Je ne passe pas souvent ces derniers jours, ce n’est pas facile de tout visiter…
    Je viens de lire l’article…

    C’est tout le problème lié à « l’équitabilité » – les femmes se sont battues pour obtenir des droits, comme être égaux en droit. Il y a encore quelques défaillances( et ce n’est qu’un euphémisme) ne serait-ce que dans le système de la rémunération de deux cadres dont l’un est une femme et l’autre un homme ayant eu les mêmes formations et diplômes(et ceci est juste un seul exemple). Alors, il est demandé le même droit quant à la rémunération des salaires, et quoi de plus normal. Cela veut donc dire le même droit que les hommes pour la retraite. Ce qui semble logique de ce point de vue. Mais voilà, les enfants viennent au monde, droit au congé de maternité, droit à la natalité, droit au maintien de vie en vue d’une jeunesse future (car la France vieillit), droit au maintien et préserver la santé de la mère et de l’enfant. Ce n’est pas rien que d’enfanter, et le rôle de parents.
    Maintenant, il faut penser aux femmes seules qui élèvent leurs enfants et qui de nos jours travaillent aussi. Elles ne sont pas toute leur vie en congé de maternité. Valoriser le travail des femmes comme les assistantes maternelles pour ensuite écraser de l’autre côté ne va pas rendre l’avenir facile.
    Je pense que ce serait bien si, les hommes et les femmes bénéficiaient des mêmes droits en salaire, à la retraite et dans ce cas là; que les 2 ans de cotisation (dans le privé) par nombre d’enfants naissants soient aussi valable pour les hommes. Il y a aussi des hommes seuls élevant leurs enfants, de plus les hommes prennent le droit au congé parental. Avoir des enfants et leurs apporter tout ce dont ils ont besoin pour qu’ils grandissent au mieux avec équilibre et harmonie c’est du travail de tous les jours.
    Si cette réforme aboutit en supprimant ces droits, on joue encore avec ces acquis en détruisant tout ce qui a été mis en place par des femmes qui se sont battues pour obtenir des droits pour demain, pour nous…

    Passe de bonne fêtes de fin d’année Isa.
    Bisous

    Réponse de l’humeur d’Isa
    Bonjour Nath et merci de ta visite. Je suis tout à fait d’accord avec toi pour un alignement des droits dans ce cas pour les hommes et pour les femmes. Le seul soucis, dans le cas de l’alignement H/F, c’est qu’ILS n’arrivent jamais à le faire vers le haut pour tous !!! Ainsi, ils sont revus constamment à la baisse jusqu’à leur disparition pure et simple pour une xième raison …
    Il va falloir être très vigilant sur la prochaine réforme des retraites qui risque de nous réserver des surprises autres que celle-là encore … L’objectif franchement affirmé par eux reste tout de même la disparition de tous nos acquis sociaux …
    Bonne fêtes également à toi autour de ta famille Nath ! Bisous et à bientôt.
    Isa

  5. 20 12 2008
    presse (11:23:46) :

    Bonjour,
    La crise économique mondiale qui a le « dos large » va pouvoir constituer un argument supplémentaire de poids pour diminuer le niveau des pensions des retraités et futurs retraités.
    Il importe de ne pas perdre de vue notamment que la situation des personnes seules qui ont des petites retraites est très souvent catastrophique….
    A bientôt
    Gérard

    Réponse de l’humeur d’Isa
    Bonjour Gérard et merci de ton passage. Tu as cent fois raison, cette crise est un prétexte supplémentaire à l’accélération des réformes qui sont en cours et à venir. Tout cela constitue un danger énorme pour tous quant à nos droits et acquis …
    Bonne journée à toi et à bientôt.
    Isa

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