du 22/10/08 (Extrait)


L’Argentine veut nationaliser son système de retraite
« La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé mardi la nationalisation prochaine du système privé de retraites, officiellement à cause de la crise financière internationale, alors que l’opposition critique une confiscation par l’Etat de 30 milliards de dollars. »
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Alors mieux vaut un système de retraite par répartion que par capitalisation. Surtout dans la période actuelle !
Voilà ce que disait un article de Daniel Martinez (AFP) le 11 Octobre (l’article n’existe plus qu’en cache sur google …) sur notre propre système de retraite :
« Le régime par répartition protège les retraités français des effets de la crise financière, alors que le système de capitalisation à l’américaine, parfois montré en exemple, rend très vulnérables leurs homologues américains, soulignent des économistes et syndicats.
Avec la répartition, les actifs paient, par leurs cotisations, les pensions des actuels retraités, tandis que dans la capitalisation, chaque actif prépare sa propre retraite grâce à son épargne, placée, via des fonds de pension, sur les marchés financiers.
« Le système par répartition est plus sûr ».
Les retraités français ou les travailleurs de 45 à 60 ans ne s’inquiètent pas à cause de la crise financière, alors qu’aux Etats-Unis de nombreux salariés s’aperçoivent qu’ils ont une retraite plus faible que prévu », a déclaré à l’AFP Henri Sterdyniak, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
Ces salariés « vont être contraints de travailler plus longtemps ou partir à la retraite plus tard ».
La crise justifie toutes les craintes qu’on pouvait avoir sur la capitalisation », a-t-il ajouté.Aux Etats-Unis, les fonds de retraite ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18 derniers mois, selon le bureau du budget du Congrès (CBO). Le directeur du CBO, Peter Orszag, a jugé possible mardi que des salariés dépendant de fonds privés très affectés par l’effondrement des valeurs boursières « soient contraints de retarder leur départ à la retraite ».
A l’inverse, souligne la présidente de la Caisse nationale de l’assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz (CFE-CGC), la répartition « est un garde-fou incroyable par rapport à des marchés financiers volatils« . Dans ce contexte, plusieurs syndicats français appellent à un développement du système par répartition afin notamment d’enrayer la baisse relative des pensions due aux réformes Balladur (1993) et Fillon (2003).
Autrement, on incite les salariés à se tourner vers la capitalisation pour tenter de compenser cette baisse, estiment-ils. Ainsi, pour la branche retraités du Syndicat national unifié des impôts, la répartition, qui démontre sa « pertinence » à l’heure où la crise touche « les fonds de pensions anglo-saxons », peut « encore être améliorée, dans un pays où la richesse a été multipliée par 30 depuis les années du +Baby boom+ ».
Ce point de vue est partagé par des économistes, comme Pierre Concialdi (Ires), qui jugent possible une hausse de cotisations permettant d’améliorer les retraites, alors que le gouvernement ne souhaite pas augmenter les prélèvements obligatoires.
Selon Mme Karniewicz, « les recettes, on les a. On dit aux salariés qu’il faudra payer plus pour leur retraite. Pourquoi on n’a pas le courage de leur dire qu’il faut payer plus dans le système par répartition ? », a-t-elle ajouté, estimant que l’épargne retraite a crû en France « parce qu’on laisse bien croire aux gens qu’ils ne s’en sortiront pas autrement ».
Les prestations versées aux titulaires d’un plan d’épargne retraite se sont élevées à 4,2 milliards d’euros en 2006 en France (+5% par rapport à 2005), ce qui équivaut à 2% du montant des retraites versées par les régimes par répartition.Les cotisations ont atteint 9,9 milliards d’euros (+13%) pour l’ensemble des produits d’épargne retraite.Les bénéficiaires de deux produits créés par la loi Fillon et jouissant d’avantages fiscaux, le plan d’épargne populaire (Perp) et le plan d’épargne pour la retraite collective (Perco), ont aussi sensiblement augmenté. Fin 2006, 1,9 million de personnes détenaient un Perp (+12%) et 202.000 un Perco (+98%). »
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Et oui c’est ce système là par répartition qu’il nous faut préserver en le défendant !
Avec ou sans crise, c’est le seul modèle qui permettra d’assurer le financement de nos retraites.
Privatiser notre système de retraites, notre système de santé est une immense erreur dont nous nous relèverons pas …
Nos retraites, notre santé rien n’est à vendre aux spéculateurs …
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