Serait-cela le monde de demain ? Et bien …
L’auteur conclut en disant : « Rassurez-vous : ce n’est pour 2011. Enfin, sans doute pas. » !
C’est clair suis vraiment rassurée …
Il est évidemment temps de trouver une alternative à ce scénario catastrophe en effet fort probable, elle existe mais qui la prendra ???
A méditer (plus que jamais) comme dab
J’ai commencé ce blog en Octobre 2008 quand « la crise » a commencé ou plutôt quand elle s’est soudainement accélérée.
Je savais que nous entrions dans une grande période de bouleversements et d’effondrement.
Plus de deux ans après, je sais que rien n’est fini. Il suffit de poser notre regard sur ce qui nous entoure, de réfléchir à ce qui nous attend compte tenu des orientations politiques qui sont prises pour comprendre que pour sauvegarder ce système effroyable, ils sont prêts à tout au détriment du plus grand nombre …
Un président d’un grand groupe d’assurance a dit récemment « le pire est devant nous », il y a fort à parier qu’il ait malheureusement raison et que les populations fassent les frais d’un système qui n’en peut plus de s’effondrer jour après jour …
Parfois j’ai peur, pour nous, pour nos enfants … Puisse l’avenir me donner tort …
Mais je vous laisse à la lecture de cet article récent …
Enjeux Les Echos, janvier 2011, page 21 : Jean-Marc Vittori écrit un long article sur la faillite des Etats européens. »
Jean-Marc Vittori est un journaliste de presse économique, éditorialiste aux Échos.
Il a précédemment été rédacteur en chef et journaliste dans d’autres ouvrages de presse économique : Challenges, L’Expansion, Le Nouvel Économiste
L’apocalypse de la dette.
[...] Ce qui se prépare est d’une tout autre ampleur. Autant tenter de comprendre les effets d’un tsunami à partir des vaguelettes dans une baignoire ! Comme toujours, les investisseurs cesseront brutalement leurs prêts.
Mais cette fois-ci, de grands Etats seront atteints : «too big to be saved» – trop gros pour être sauvés.
Aucun remorqueur de haute mer ne pourra leur porter secours, pas plus le FMI que la Banque Centrale Européenne ou les Etats-Unis, eux-mêmes menacés. Nous rentrerons alors dans un monde nouveau. Tellement nouveau qu’il semble inconcevable.
Nous devons donc commencer à l’imaginer. Si le choc se produit, il sera d’une violence inouïe. Il suffit de songer à ce qui se passerait en France si les fonctionnaires n’étaient pas payés pendant des mois (l’emprunt doit apporter en 2011 le quart des ressources de l’Etat).
Les gouvernants devraient alors très vite faire un choix impossible.
Soit les gouvernants impriment des billets – mais c’est interdit dans la zone euro et cela ne règle le problème que très provisoirement, comme l’Histoire l’a toujours prouvé.
Soit ils ne bougent pas, prenant le risque d’une dislocation totale des institutions publiques.
Soit ils resserrent l’Etat sur ses missions régaliennes (justice et sécurité), en larguant au privé des pans entiers d’activités devenues largement publiques au fil des siècles, comme l’éducation et la santé. Au passage, la redistribution assumée par l’impôt et la dépense publique serait laminée. Tout comme l’épargne, très investie en obligations publiques. Ce scénario peut paraître incroyable. Mais quelle est l’alternative ?
Au bout du compte, c’est la démocratie sous sa forme actuelle qui risque de chavirer. Au fond, ce n’est guère étonnant. Car la démocratie est née … de la lutte contre la faillite de l’Etat ! Ca s’est passé au XVIIème siècle, en Angleterre. En 1672, le roi d’Angleterre Charles II fait défaut sur sa dette. De cette décision émerge un nouvel ordre politique et économique. La Banque d’Angleterre est créée en 1694, pour financer la reconstitution de la flotte royale détruite par les Français. Le Parlement prend le pouvoir pour mettre fin aux débordements royaux. Le peuple est désormais responsable des emprunts, non plus le souverain. Lors de la Révolution française, un siècle plus tard, la Constituante prend la même décision fondatrice. Et l’Amérique, qui a incarné l’idéal de la démocratie parlementaire plus que tout autre pays, n’a jamais fait défaut.
La faillite à venir des Etats modernes risque donc de submerger non seulement l’économie, mais aussi la politique. Un monde nouveau émergera, comme au XVIIème siècle. Avec une nouvelle forme de démocratie, d’autres mécanismes de justice sociale. Mais le choc serait particulièrement rude en France, où l’Etat constitue le socle de la nation.
Rassurez-vous : ce n’est pour 2011. Enfin, sans doute pas. »
A suivre …
Coin à nous …